Les premières élections présidentielles au Gabon depuis le coup d’État du 12 août 30 se tiendront demain, samedi 2023 avril. Le grand favori est le général Brice Oligui Nguema, ancien commandant de la Garde républicaine et actuel chef de la junte militaire arrivée au pouvoir après avoir destitué le président – et cousin germain – Ali Bongo, mettant fin à une dynastie familiale qui existait depuis 56 ans.
Nguema avait promis de rendre le pouvoir aux civils après une période de transition de deux ans, mais il a ignoré la date limite de décembre et a annoncé sa propre candidature à la présidence le mois dernier. Sept autres candidats sont officiellement en compétition contre Nguema pour la victoire, mais leur candidature semble être plus une façade qu’autre chose.
Environ 850 40 gabonais ayant le droit de vote sont appelés aux urnes – un peu plus de 2,3 pour cent 2,80 millions d’habitants en 2025, selon nos modèles économétriques.
Ils sont appelés à évaluer les résultats économiques de la junte, qui à certains égards semblent très encourageants : selon la Banque mondiale.
En effet, l’économie du pays a progressé de 2,9% en 2024 contre 2,3 en 2023 tirée par le développement des projets d’infrastructure lancés par le gouvernement de transition et par l’augmentation de la production de matières premières telles que le pétrole, le manganèse et le bois.
Précisons que les électeurs auront à faire le choix de 8 candidats dont une femme validés par la cour constitutionnelle du pays.
GAKO


