La Ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, Fatima Camara, a animé un point de presse ce mardi 6 mai 2026, au sein de son département, afin de partager les grandes lignes de sa récente mission à Abidjan dans le cadre de la 11ᵉ session ordinaire de la Conférence des Ministres de la COMHAFAT.
La ministre a salué la confiance accordée à la Guinée, élue pour la première fois à la présidence de cette organisation régionale depuis sa création en 1989. « C’est une victoire diplomatique majeure pour notre pays, et un signe fort de reconnaissance pour la gouvernance du président Mamadi Doumbouya », a-t-elle déclaré avec fierté.
Réunis dans la capitale ivoirienne à l’occasion de la 11ème Session ordinaire de la Conférence des ministres de la COMHAFAT, les représentants de 18 États africains riverains de l’océan Atlantique ont adopté le jeudi la Déclaration d’Abidjan, un texte majeur qui marque un tournant stratégique en faveur de la durabilité des ressources marines et de la coopération régionale.
Dans la Déclaration d’Abidjan, les États membres ont salué les avancées réalisées et renouvelé leur engagement à défendre les intérêts de la région dans les instances internationales.
La COMHAFAT, ou Conférence Ministérielle sur la Coopération Halieutique entre les États Africains Riverains de l’Océan Atlantique, regroupe des pays allant de l’Angola au Maroc en passant par le Sénégal et le Ghana. Ensemble, ils ont réaffirmé leur attachement aux principes de gestion durable de la pêche et de l’aquaculture, conformément aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, en particulier l’ODD14 relatif à la préservation des océans.
Face à la menace croissante de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, les ministres ont décidé de renforcer la coordination entre États membres ainsi que les échanges d’informations avec les partenaires internationaux. Ils s’engagent également à intégrer le principe de durabilité dans leurs politiques nationales et à promouvoir ces valeurs dans les instances de gouvernance halieutique, tant au niveau régional qu’international.
La déclaration souligne également l’importance du futur traité international sur la biodiversité marine en haute mer (BBNJ), en insistant sur la nécessité d’une position africaine commune sur les Aires Marines Protégées, les études d’impact environnemental et le partage équitable des ressources génétiques. Les ministres saluent par ailleurs, l’initiative Atlantique lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, qui vise à faire de la façade atlantique un levier de développement intégré et de rayonnement continental.
L’innovation est placée au cœur du développement de l’économie bleue africaine. Les États membres s’engagent à soutenir les filières de la pêche et de l’aquaculture, piliers essentiels de la sécurité alimentaire, tout en favorisant une plus grande participation des femmes dans les communautés de pêcheurs. Le renforcement des évaluations des stocks halieutiques et l’harmonisation des positions africaines dans les forums de gestion des pêches figurent également parmi les priorités.
En adoptant cette déclaration, les pays membres de la COMHAFAT entendent porter une voix africaine forte et solidaire dans les débats internationaux sur la gouvernance des mers et océans. La Déclaration d’Abidjan scelle ainsi un engagement collectif pour une gestion durable, équitable et intégrée des ressources marines du continent.
Le leadership féminin a triomphé, la Ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, Madame Fatima Camara, a montré depuis sa prise de fonction qu’elle ne lèsera jamais sur les moyens pour changer l’image de son département. C’est donc ses efforts appréciés sous le Guide du Président de la République qui ont permis de décrocher la Présidence de la Conférence Ministérielle sur la Coopération Halieutique entre les États Africains Riverains de l’Océan Atlantique (COMHAFAT), une avancée considérable de la Guinée sur le plan international.
Grégoire Ankou


