Les tenues traditionnelles près de Conakry
En Guinée, ces derniers jours, les bœufs et les moutons ont envahi les marchés de Conakry, et les voitures ont envahi les routes. Beaucoup d’habitants de la capitale ont rejoint le village pour la fête. Mais pas tous, comme cette famille rencontrée par notre correspondant à Sangoyah, en banlieue de Conakry, Tangi Bihan.
Chez Oudeya et Oumar, les femmes préparent déjà les repas de la Tabaski : du bœuf et du mouton. Les enfants commencent cette journée par aller prier à la mosquée, en tenue traditionnelle confectionnée pour l’occasion, explique Oudeya : « Ça, c’est la tenue africaine. On appelle ça en soussou guinédougui. On achète les pagnes au marché, on envoie chez le tailleur, on prend la mesure des enfants, après, on coud. Il y a plusieurs couleurs, la couleur que j’ai déjà payée, c’est la couleur verte, en bazin, pour les enfants. »
Oumar a acheté un mouton pour le partager avec le voisinage, peu importe le coût : « J’ai un gros mouton, mouton du Mali, très costaud, malgré que le prix soit élevé. C’est la religion ici, c’est très important. Tabaski ça nous dit beaucoup de choses, c’est très important d’avoir un gros mouton. » Après manger, les enfants iront souhaiter bonne fête à leur famille. Oudeya : « Les enfants sortent pour se balader, on dit salmafo : saluer les parents, les tantes, les mamans, les grands-mamans, les grands-pères, les oncles, ça, c’est la soirée. Salmafo. » Oudeya et Oumar iront peut-être fêter Tabaski au village, eux aussi, l’an prochain.


