Les avocats du barreau de Guinée ne décolèrent pas. Indignés par l’inaction des autorités après l’agression de l’un des leurs, les hommes en robe ont décidé de serrer la vis.
Réunis en assemblée générale extraordinaire ce lundi 7 juillet 2025, les avocats guinéens ont choisi de durcir le ton face à ce qu’ils considèrent comme un « affront inacceptable de la part des autorités de transition ».
Alors que le premier boycott de deux semaines touchait à sa fin, les robes noires ont décidé de remettre ça. Jusqu’au 21 juillet 2025, les tribunaux guinéens devront faire sans leurs avocats. Une décision qui sonne comme un uppercut à un système judiciaire déjà fragilisé.
La décision a été prise suite à une assemblée générale extraordinaire, selon Me Moussa Diallo, porte-parole du jour.
« A l’issue de cette réunion, il a été décidé de prolonger la suspension de nos activités pour deux semaines supplémentaires. Vous me permettrez de rappeler que, lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 30 juin, plusieurs résolutions avaient été adoptées, notamment le boycott de toutes les juridictions, le dépôt d’une plainte en faveur de Maître Mohamed Traoré, la constitution de l’Ordre comme partie civile, le retrait de tous les représentants de l’Ordre des instances de la transition, ainsi que le dépôt d’un mémorandum au Président de la République, que nous souhaitons remettre en main propre », a-t-il expliqué à la presse.
« La cause que nous défendons n’est pas celle de Maître Traoré en tant qu’individu. Il s’agit de la sécurité de l’avocat dans l’exercice de sa profession. Ce qui est arrivé à Maître Traoré peut arriver à n’importe lequel d’entre nous, et cela ne doit pas se reproduire. Il ne faudrait donc pas que certains pensent que l’Ordre mène un combat personnel pour Maître Traoré. Non, l’Ordre mène un combat pour la protection de l’exercice de la profession d’avocat en République de Guinée », a-t-il fait savoir devant micros et caméras.
GAKO


