
Depuis le 22 avril dernier, Ousmane Garonne Bangoura, jeune étudiant en Licence 2 au Département Géographie de l’Université Julius Nyerere de Kankan, est plongé dans un cauchemar sans fin. Victime d’un traumatisme grave au pied, ce jeune homme, plein d’ambition et de rêves pour son avenir, voit son parcours bouleversé par une maladie qui ronge peu à peu son corps… et son espoir.

Après deux opérations à Kankan, sans succès, il a dû se résoudre à se rendre à Conakry, à l’hôpital Ignace Deen, où les médecins ont posé un diagnostic alarmant : une troisième intervention, lourde et urgente, est indispensable pour sauver sa mobilité… et peut-être sa vie. Le prix de ce combat contre le temps ? 20.000.000 GNF. Une somme colossale, inatteignable pour une famille modeste.

À 20 ans, Ousmane est désormais face à un cruel dilemme : abandonner ses études et son rêve d’un avenir meilleur, ou affronter seul le poids d’un traitement inaccessible sans soutien. « Je me bats pour ne pas perdre tout ce pour quoi j’ai travaillé. Mais la douleur, le manque d’aide, tout cela pèse chaque jour un peu plus lourd », confie-t-il, la voix brisée par la fatigue et la peur.
Ce cri de détresse, il l’a lancé aux plus hautes autorités du pays du Président de la République au Premier Ministre, en passant par les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur implorant un geste, une prise en charge, un signe d’humanité. Car au-delà de la somme, c’est une question de dignité et d’égalité d’accès aux soins qui est en jeu.
Ce drame met en lumière une réalité trop souvent tue : celle des étudiants malades, abandonnés dans un système éducatif et sanitaire incapable de prendre en charge ses plus vulnérables. Des jeunes comme Ousmane, qui devraient être porteurs d’espoir pour leur pays, mais qui sont trop souvent laissés au bord du chemin.
Sur les réseaux sociaux, son appel résonne. Des centaines de partages, des messages de soutien, une mobilisation spontanée d’internautes touchés par son histoire. Mais les mots ne suffisent plus.
Le temps presse, et chaque jour perdu dans cette attente est un jour de plus où un avenir se brise. L’État guinéen est interpellé : ne laissez pas ce jeune homme devenir une victime de plus d’un système défaillant.
Contact du concerné : +224 620 16 68 99
Lansana DAFFE, pour Selya224info.com
Depuis Kindia