
Kagbelen, 23 octobre 2025 – Dans un climat de dialogue constructif et d’espoir renouvelé, les autorités de la commune de Kagbelen ont réuni ce jeudi les dirigeants des principales industries implantées sur son sol. Cette rencontre, marquée par une franchise bienvenue, vise à balayer les ombres administratives qui freinent le développement de cette commune dynamique de la banlieue de Conakry. À l’ordre du jour : l’avenir partagé et des solutions concrètes pour lever les barrières fiscales et bureaucratiques.

Au cœur de l’assemblée, le Colonel Kalilou Diallo, maire et président de la délégation spéciale, a déroulé avec passion une feuille de route ambitieuse pour Kagbelen. “Notre vision est claire : transformer notre commune en un pôle d’excellence où infrastructures modernes, services publics renforcés et investissements florissants se conjuguent pour le bien de tous”, a-t-il déclaré, les yeux rivés sur un avenir qu’il dessine avec précision. Parmi les priorités évoquées : la modernisation des routes pour fluidifier les échanges, l’amélioration des écoles et centres de santé pour éduquer et soigner la jeunesse, et la création d’un écosystème attractif pour les investisseurs. Le maire a insisté sur l’importance d’une alliance solide avec le secteur privé, soulignant que “la croissance locale ne se bâtit pas dans l’isolement, mais dans la synergie”.
Les représentants des usines, venus de secteurs variés comme l’agroalimentaire et la transformation industrielle, n’ont pas mâché leurs mots. Ils ont exposé sans détour les tourments qui minent leur quotidien : un enchevêtrement administratif hérité d’une décentralisation mal digérée, opposant la commune de Kagbelen à la préfecture voisine de Dubreka. Au premier chef, le fléau de la double imposition fiscale. “Nous payons nos redevances à la commune, comme il se doit, mais la préfecture en réclame aussi sa part, créant un chaos financier et une perte de confiance”, a regretté un dirigeant, sous les hochements de tête approbateurs de ses pairs. Pire encore, lors du mois sacré de Ramadan, les généreux dons des entreprises – aides alimentaires, contributions caritatives – sont systématiquement canalisés vers Dubreka, alors que 90 % de ces industries s’épanouissent sur le territoire de Kagbelen. “C’est un détournement de ressources qui prive notre commune de son dû et freine nos projets communs”, a martelé un autre participant.
Face à ces constats accablants, la réponse du Colonel Diallo a fusé comme un engagement solennel : “À compter d’aujourd’hui, plus un seul franc d’impôts ne sera versé par les industries de Kagbelen à la préfecture de Dubreka !” Cette décision ferme, ancrée dans les principes de la décentralisation, entend clarifier les compétences et redonner à la commune sa pleine souveraineté fiscale. Mais le maire n’a pas arrêté là son appel au cœur : il a tendu la main aux industriels, les invitant à investir dans les chantiers locaux. “Aidez-nous à paver nos routes, à équiper nos écoles, à fortifier nos postes de santé. Ensemble, nous forgerons un partenariat gagnant-gagnant, où votre prospérité nourrit notre développement durable.”
La salle a applaudi cette vision unie, scellant un pacte tacite pour des suites concrètes : comités de suivi, audits fiscaux conjoints et forums réguliers pour aplanir les futures aspérités. Cette rencontre n’est pas qu’un épilogue ; elle est le prologue d’une ère nouvelle pour Kagbelen, où l’harmonie entre autorités et entrepreneurs propulsera la commune vers des sommets inespérés.
Mohamed Touré pour selya224info.com