Deux jours après le vote du 28 décembre devant marquer le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, la Mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rendu, ce mardi, son verdict préliminaire.
Sous la direction de Dr Abdoulie Janneh, la mission a dressé un bilan globalement positif du déroulement du scrutin, tout en notant quelques défis logistiques et en appelant à la préservation du climat de paix pour la suite du processus
Une mobilisation saluée et un climat apaisé
Le principal constat de la mission réside dans le calme qui a prévalu durant cette journée de vote. Les observateurs déployés sur le terrain ont rapporté une atmosphère sereine. `
« La Mission d’observation de la CEDEAO note un bon taux de participation et le déroulement pacifique et ordonné de l’élection présidentielle, depuis l’ouverture des bureaux de vote jusqu’à la fin du scrutin. […] La Mission tient à féliciter les électeurs, les responsables électoraux et les agents des forces de sécurité pour leur conduite disciplinée et pacifique tout au long du processus électoral », mentionne la mission d’observation dans ses conclusions préliminaires.
La CEDEAO relève aussi est l’effort de souveraineté financière consenti par les autorités de la transition. Contrairement à de nombreux processus électoraux sur le continent, souvent lourdement tributaires de l’aide extérieure, la Guinée a misé sur ses propres ressources.
« La Mission salue les efforts déployés par le gouvernement et les autorités compétentes du pays en vue d’honorer leur engagement à rétablir l’ordre constitutionnel. Elle salue également la volonté de l’État de s’approprier le processus électoral, qui s’est traduite par le financement autonome de l’ensemble du processus électoral, y compris le soutien financier accordé aux candidats à l’élection présidentielle par la Direction générale des élections (DGE) », a-t-elle mentionné dans son rapport préliminaire.
Un « couac » logistique
Le tableau n’est cependant pas exempt de critiques. La mission a pointé du doigt la décision tardive de prolonger le vote d’une heure, ce qui a pu perturber la fluidité de la clôture dans certaines localités. Le rapport note que « l’annonce de dernière minute visant à proroger l’heure de fermeture des bureaux de 18 heures à 19 heures a entraîné une certaine confusion le jour du scrutin. »


