À la veille de la nouvelle année, Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a livré un message marqué par de vives critiques à l’encontre du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) et de la transition en cours.
Dans son allocution, l’opposant a dénoncé l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, qu’il a qualifiée de « coup d’État par les urnes ». Il a rappelé que son parti et d’autres acteurs des Forces vives de Guinée avaient appelé la population à ne pas participer au scrutin, dénonçant un processus qu’il juge non démocratique et destiné à donner une apparence de légitimité au pouvoir en place.
Cellou Dalein Diallo a également évoqué les violences politiques survenues ces dernières années. Il a rendu hommage aux manifestants tués lors des mouvements de contestation, aux personnalités décédées ou portées disparues, et a exprimé sa solidarité envers leurs familles. Il a dénoncé des détentions qu’il qualifie d’arbitraires, touchant des responsables politiques, des journalistes et des acteurs de la société civile.
Le leader de l’UFDG s’est aussi exprimé sur la gestion des ressources nationales, notamment le projet minier Simandou. Il a regretté le manque de transparence concernant les conventions signées avec les partenaires du projet et a appelé à ce que l’État respecte ses engagements légaux et internationaux en matière de transparence et de bonne gouvernance.
S’adressant particulièrement à la jeunesse, qui représente plus de 70 % de la population, Cellou Dalein Diallo l’a encouragée à s’impliquer activement dans la vie politique et dans la défense des libertés publiques. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective, au-delà des appartenances politiques, régionales et religieuses, pour répondre à ce qu’il qualifie de dérive autoritaire.
Enfin, revenant sur la suspension de l’UFDG, qu’il considère comme injustifiée, l’opposant a affirmé que son parti resterait mobilisé et déterminé à poursuivre son combat pour la démocratie et les droits des citoyens.
Le message s’est conclu par des vœux de paix, de santé et de progrès pour l’année 2026, avec un engagement renouvelé en faveur d’une Guinée libre, démocratique et respectueuse de l’État de droit.


