L’offensive de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis a suscité un flot d’images virales montrant des migrants menottés et embarqués de force. Sur place, des milliers d’habitants ont retourné les caméras contre l’agence, filmant systématiquement les agents masqués afin de montrer au monde les abus de la police aux ordres de Donald Trump.
En effet, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, la police américaine de l’immigration (ICE) bénéficie de moyens financiers inédits. Un renforcement budgétaire massif qui profite largement à des entreprises privées, souvent proches du pouvoir.
Depuis janvier 2025, le budget de l’ICE est passé de 9 à 11 milliards de dollars. À cela s’ajoutent les crédits de la grande loi budgétaire de Donald Trump, la One Big Beautiful Bill, qui prévoit plus de 100 milliards de dollars sur quatre ans pour les expulsions et les centres de détention. Une politique migratoire devenue une véritable industrie, reposant massivement sur le secteur privé.
Multiples contrats
Le géant américain de la surveillance Palantir a ainsi décroché plusieurs contrats pour le traitement des données migratoires, tandis que les groupes carcéraux GeoGroup et CoreCivic multiplient les contrats de gestion de centres de détention et de recherche de personnes. Des contrats souvent conclus dans l’urgence, sans appel d’offres classique, au nom de la sécurité nationale. Une situation qui alimente les accusations de conflits d’intérêts et de dérives dans la gestion de l’immigration américaine.


