
Le secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a vivement dénoncé ce lundi 13 juillet 2026 ce qu’il qualifie de résurgence de pratiques frauduleuses lors des examens nationaux. Selon lui, les véritables responsables des fuites de sujets et des irrégularités ne se trouvent pas au niveau des structures déconcentrées, mais au sein même de l’entourage du ministre de l’Éducation.
Au cours d’une déclaration, le responsable syndical a affirmé que la fraude dite « main à main » a repris de l’ampleur cette année. D’après ses explications, cette méthode consiste à retirer la copie d’un candidat pour la remplacer par une copie vierge qui sera ensuite entièrement rédigée par des commissions mises en place à cet effet, avant d’y inscrire les informations du candidat concerné. Il soutient également que des sommes comprises entre 100 000 et 150 000 francs guinéens seraient versées pour chaque copie vierge.
Michel Pépé Balamou a également pointé du doigt certaines écoles privées, estimant que plusieurs d’entre elles bénéficieraient de la protection ou de l’implication d’anciens et d’actuels hauts responsables du département de l’Éducation. Selon lui, cette proximité expliquerait l’accès illégal aux sujets d’examen et soulève de sérieuses interrogations sur l’origine des fuites.
Face à cette situation, le secrétaire général du SNE appelle le ministre de l’Éducation à assumer pleinement ses responsabilités en ouvrant une enquête approfondie afin d’identifier tous les acteurs impliqués dans la chaîne d’organisation des examens.
« Nous ne cherchons pas à innocenter qui que ce soit, mais les responsabilités doivent être situées à tous les niveaux. Les véritables complices se trouvent autour du ministre, et ce sont eux qui doivent répondre des fuites de sujets et des nombreux dysfonctionnements constatés », a déclaré Michel Pépé Balamou.
Lansana Daffé, pour Selya224info.com

