
Conakry, 17 juillet 2026 – Le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation a annoncé l’engagement de poursuites judiciaires contre 80 personnes impliquées dans des cas présumés de fraude lors des examens nationaux de la session 2026.

Lors d’un point de presse, le porte-parole du ministère, Mohamed Ansa Diawara, a indiqué que plusieurs réseaux de fraude, notamment actifs sur les réseaux sociaux, ont été démantelés. Les personnes poursuivies comprennent 24 candidats, 18 enseignants et 38 complices extérieurs. À Kindia, huit personnes auraient déjà été jugées et condamnées.

En plus des poursuites judiciaires, de lourdes sanctions administratives ont été prises. Selon le ministère, 147 candidats, 161 surveillants, 12 délégués et 5 chefs de centre ont été éliminés ou relevés de leurs fonctions pour fraude, complicité ou manquements dans l’organisation des examens.
Les autorités ont également procédé à la saisie de 750 téléphones portables, qui auraient été utilisés dans des tentatives de fraude durant les épreuves.
Par ailleurs, des soupçons de fraude à grande échelle ont conduit le département à ordonner un audit des copies dans plusieurs préfectures, notamment Kankan, Macenta, Forécariah, Siguiri et Kéniéba.
Le ministère assure que les opérations de centralisation et de traitement des notes du baccalauréat se poursuivent dans le respect des procédures établies. Les résultats seront publiés avec l’objectif de garantir des évaluations crédibles, transparentes et incontestables.
Pour les autorités éducatives, cette session 2026 marque un tournant dans la lutte contre la fraude et le renforcement de la crédibilité des examens nationaux.
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