
Une nouvelle controverse secoue la Guinée suite aux déclarations de Taliby Dabo, ancien cadre du RPG, qui a affirmé lors d’une conférence de presse que plusieurs personnes portées disparues, dont des opposants politiques comme Oumar Sylla (alias Foniké Menguè) et Billo Bah, ainsi qu’un journaliste, seraient en réalité vivantes, bien nourries, mais détenues secrètement pour des raisons de “sécurité nationale”. Ces propos ont provoqué un tollé au sein de la société civile et ravivé le débat sur les disparitions forcées dans le pays.
Face à cette situation, le ministre Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du gouvernement, a réagi en encourageant les familles des disparus à porter plainte pour permettre à la justice d’agir. Selon lui, sans dépôt de plainte, la justice guinéenne ne peut pas s’autosaisir. « Il revient aux familles ou aux structures de la société civile concernées d’exercer leur droit en déposant une plainte, ce qui permettrait à la justice de prendre des mesures concrètes », a-t-il déclaré. Le ministre a également insisté sur l’importance de traiter ces allégations dans un cadre légal, mettant en garde contre toute tentative de manipulation politique autour de cette question sensible.
Les déclarations de Taliby Dabo ont suscité une vague d’indignation et des appels pressants à des actions judiciaires. Bien que la justice guinéenne ait annoncé l’ouverture d’une enquête, aucun résultat concret n’a encore été communiqué, alimentant les spéculations et les tensions. Ousmane Gaoual Diallo a réitéré que la meilleure réponse à cette polémique réside dans une approche judiciaire : « Les familles doivent saisir la justice si elles veulent des réponses. » Il a également précisé que les plaintes pourraient être déposées en Guinée ou auprès de juridictions étrangères, selon la volonté des familles.
Cette affaire relance un débat brûlant sur les disparitions forcées en Guinée, un sujet qui touche profondément la société civile et les défenseurs des droits humains. Alors que le gouvernement appelle à une mobilisation judiciaire pour faire la lumière sur ces cas graves, la pression monte pour obtenir des réponses claires et des actions concrètes.
Lansana DAFFE, pour Selya224info.com