Arrivé en deuxième position lors de l’élection présidentielle du 28 décembre dernier, Abdoulaye Yéro Baldé a exprimé son désaccord avec les résultats proclamés par la Direction générale des élections (DGE). Selon les chiffres officiels, le leader du Front pour la Renaissance Démocratique de la Guinée (FRONDEG) a obtenu 349 129 voix, soit 6,59 % des suffrages, derrière le président élu Mamadi Doumbouya, crédité de 86,72 %.
Lors d’un point de presse tenu au siège de son parti à Lambanyi, dans la commune du même nom, Abdoulaye Yéro Baldé a déclaré que ces résultats ne reflètent pas la réalité du vote. Il a évoqué des irrégularités dans certaines circonscriptions et des difficultés dans la transmission des procès-verbaux, qui, selon lui, auraient faussé le décompte final.
Malgré cette contestation, le président du FRONDEG a insisté sur son choix de démarches légales et pacifiques, affirmant que ses équipes juridiques sont déjà mobilisées pour déposer des recours auprès de la Cour suprême, conformément à la loi électorale. « Notre combat est politique et institutionnel, et nous continuerons à défendre la voix des citoyens dans le cadre légal », a-t-il précisé.
Abdoulaye Yéro Baldé se positionne désormais comme le principal acteur de l’opposition civile. Il a rappelé les attentes exprimées par les électeurs durant la campagne : amélioration du système éducatif, accès aux soins, création d’emplois pour la jeunesse et développement des infrastructures.
La proclamation des résultats provisoires par la DGE a été largement relayée par les médias. Plusieurs autres candidats ont reconnu leur défaite, tandis que certains ont également signalé des irrégularités. Le processus électoral entre maintenant dans sa phase contentieuse, en attendant la décision de la Cour suprême, qui statuera sur les recours déposés.


